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La discographie des Beatles est certainement la plus vaste au monde, du fait des différences de pressages entre les pays à la glorieuse époque du vinyle. Rien de plus normal à ce que les fans des Beatles soient collectionneurs...
Lucy vous propose donc un dossier pratique pour y voir plus clair ! |
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En guise d'introduction...


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Célébré après avoir été
dénigré, le disque vinyle appartient à cette
catégorie d'objets "authentiques" et "vrais",
avec les vieilles voitures ou les fauteuils club, que l'on ne se contente
pas de collectionner, mais que l'on utilise de temps en temps pour
le seul plaisir de les regarder et de les garder vivants, prêt
à jurer devant père et mère qu'ils valent bien
mieux que leurs froids successeurs contemporains. La collection de
disque est bien plus qu'une nostalgie, c'est une façon de combler
le manque affectif engendré par quinze années de disques
compacts, palets argentés moins fragiles, moins encombrants,
théoriquement plus riches musicalement, mais tellement plus
austères et distants.
En réalité, les vrais mélomanes sont orphelins de
l'irremplaçable pochette des disques vinyles, indissociable de
la personnalité de l’œuvre qu'ils renferment, et qui
s'ouvrait souvent comme un véritable livre, tel un trésor.
La couverture glacée et immaculée de l'album blanc dont
le titre était gravé en relief sur le carton, la braguette
cousue sur le "Sticky Fingers" des Rolling Stones, le "Thick as a brick"
de Jethro Tull qui se présentait comme l'édition d'un journal,
ou encore l'album "Meddle" du Pink Floyd qu'il fallait déployer sur
toute sa longueur pour découvrir une immense oreille photographiée
en gros plan témoignent d'une créativité perdue.
Les couvertures racontaient des histoires, les paroles étaient
le plus souvent reproduites en grand format sur les pochettes intérieures.
Le CD quant a lui, ne propose que de ridicules livrets, si petits qu'ils
en deviennent indéchiffrables pour les plus de 45 ans.
Honneurs soient rendus aux fidèles du vinyle, ils défendent
une citadelle assiégée. Derrière le compact disc,
se profile une dématérialisation encore plus poussée,
encore plus tragique, celle du mp3 et des supports numériques.
Ces unités de titres indissociables les uns des autres que constitue
"l'album" se noient dans la volonté MTVique d'aller vers
ce qui semble essentiel : "Revolution" est proposée aux
utilisateurs incultes de Morpheus, Kazaa ou Napster comme la B.O de la
pub Orange. C'est triste la musique désincarnée.
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Texte et illustrations : Jérôme Monod
Octobre 2002
© LucyInTheWeb |
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