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Entrez dans le monde des Beatles ! Cette rubrique a pour but de vous offrir une vision synthétique de ce que fut la vie des Beatles et de leur entourage, et de vous faire entrevoir dans quelle mesure leur oeuvre s'en est trouvée influencée. |
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| George Harrison (1943-2001) |
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L'évasion
En cette même année 68, il sort du carcan des Beatles, dans lequel il se sent étouffé, pour composer et produire pour les poulains de Apple, leur nouvelle maison de disques, tel Jackie Lomax. De même, il fréquente beaucoup ses amis Bob Dylan et Eric Clapton, invitant même ce dernier à se joindre à l'enregistrement de l'album blanc, alors en préparation, pour le titre " While My Guitar Gently Weeps ", calmant temporairement les tensions croissantes au sein du groupe.
Le 10 janvier 69, George, ne supportant plus cette situation de crise chez les Beatles, alors en plein enregistrement de l'album " Let It Be ", décide de claquer la porte pour prendre l'air et travailler sur son futur album solo. Il ne reviendra que quelques jours plus tard, accompagné de son ami pianiste Billy Preston, dont la présence permettra là encore une accalmie.
En dépit de quelques ennuis de santé, (il doit se faire retirer les amygdales, comme Ringo en 64), et son arrestation le 12 mars pour détention de drogue, il s'intéresse ensuite à un nouvel appareil tant révolutionnaire que difficile d'accès : le synthétiseur Moog, du nom de son créateur. Son baptême du feu sera l'occasion d'un nouvel album dit expérimental, intitulé " Electronics Sounds ". Cet instrument sera aussi utilisé dans les albums suivants de manière plus commerciale !
Malgré les déchirements financiers, musicaux et affectifs, les Beatles se réunissent une dernière fois pour leur chant du cygne : Abbey Road. A cette occasion, George signe deux de ses plus belles compositions : " Something " (son premier single au sein des Beatles) et " Here Comes The Sun ". Il obtient ainsi la reconnaissance de ses aînés, qui ne lui avaient jusqu'ici que peu donné l'occasion de s'exprimer de la sorte.
A l'instar de John Lennon se lançant à corps (et âme) perdu dans sa carrière solo, George multiplie les participations musicales avec ses amis artistes : Billy Preston, Jackie Lomax, Delaney and Bonny, Eric Clapton, Bob Dylan, … tandis qu'il prépare son premier vrai album solo. Il y consacrera d'ailleurs la plus grande partie de l'année 70. Et on comprend pourquoi : en novembre est publié All Things Must Pass, un superbe triple album, dont la réalisation fut perturbée entre autres par le décès de sa mère en juin, mais aussi par l'attitude peu constructive de son producteur Phil Spector, dont il a tout le mal du monde à obtenir un travail consciencieux, sinon sobre.
Un temps, George envisage même d'enregistrer un album avec Dylan, qu'il retrouve en studio le 1er mai où ils enregistrent plus d'une vingtaine de titres, pour la plupart restés inédits. Toujours est-il que ce triple opus, dont la qualité fait taire tous ses détracteurs, est un véritable succès commercial, à l'image du single extrait de l'album : " My Sweet Lord ", propulsé numéro un des ventes à travers le monde.
Mais la médaille a son revers : le titre serait en fait un plagiat d'un tube des Chiffons paru en 63 : " He's So Fine ", lui valant pas moins de vingt ans de procès ! Il saura toutefois tourner cette sombre histoire en dérision avec le titre " This Song " en 1976 sur le clip duquel il parodie la scène du tribunal. Malgré tout, il réalise au début de l'année 71 les meilleures ventes du moment, devançant largement les albums des autres ex-Beatles.
Car le 10 avril 70, Paul avait claqué la porte du groupe avec fracas, et traîné ses partenaires en procès, lui valant un fort ressentiment de la part de George, matérialisé notamment par sa participation au cinglant " How Do You Sleep " de John, bien plus courroucé encore. Tout au long de sa carrière solo, George évitera d'ailleurs soigneusement tout contact avec Paul dont il s'est visiblement mal remis des directives concernant son jeu de guitare avec les Beatles (cf " Hey Jude " ou l'album " Let It Be ").
Pour l'heure, George jouit pleinement de son statut de rock star, et décide de le mettre à profit pour une action humanitaire. Son ami Ravi Shankar l'a en effet sensibilisé à la cause du Bangladesh, subissant les affres d'une dictature féroce infligeant génocide et famine à la population. Pour venir en aide à ce peuple opprimé, George initie donc le premier des concerts de charité, ce sera le The Concert for Bangla Desh, donné au Madison Square Garden le 1er août 71. Il réunit pour l'occasion ses amis Bob Dylan, Ringo Starr, Leon Russell, Ravi Shankar bien sûr, Billy Preston … Hormis les divers problèmes juridiques posés par le reversement des fonds aux intéressés, l'opération est un véritable succès populaire et ouvre la voie au Charity Business. Un album live sera même commercialisé, témoignant de la superbe prestation de George.
Coyote & Krystel ©
LucyInTheWeb - Avril 2002
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