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DVD Plastic Ono Band
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Bonsoir Paris, les Beatles et la presse française
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On s'est tous demandé un jour si les Beatles children allaient prendre la succession de leur père au sein du groupe... Lucy met aujourd'hui en lumière les rejetons de nos Fabs, qui suivent des voies pas si éloignées de ce qu'on aurait pu imaginer !

Yoko Ono (1933), seconde épouse de John Lennon


Yoko (fille de l'océan en japonais) Ono voit le jour le 18 février 1933 à Tokyo au Japon, elle est issue d'une très riche famille apparentée à la famille Impériale. Elle est ballottée durant son enfance entre le Japon et les Etats-Unis, de par les mutations de son père banquier, elle suit ainsi une éducation multiculturelle très riche.

Durant le conflit opposant les Etats-Unis au Japon après 1941, les Ono sont contraints de se réfugier dans un village reculé du Japon où le luxe laisse place à une misère la plus totale, ce qui forge très vite le caractère de Yoko. Dès l'âge de 14 ans, elle se destine à l'art avec notamment l'écriture, montrant déjà une attirance très nette vers l'avant-gardisme, ce qui ne fait pas l'unanimité de ses professeurs, loin s'en faut. De retour aux Etats-Unis, elle fréquente le milieu théâtral, entamant aussi des études de philosophie. Elle suit de même des cours de lettres et de chant.

Elle est alors très influencée par la Beat Generation (mouvement littéraire et culturel des années 50). Et adopte le style qu'on lui connaît, habillée de noir et cheveux lachés. Elle épouse bientôt un étudiant japonais proche du milieu avant-gardiste et le couple s'installe dans un loft au Greenwich Village, haut lieu de la contre culture New-Yorkaise, où ils mènent une vie de bohème.

En 58, ils suivent des cours sur la musique expérimentale, prodigués par John Cage, grand nom de l'avant-gardisme qui influence énormément Yoko, notamment avec l'art pictural qu'il enseigne : le minimalisme. Elle s'engouffre dans cette voie, qui lui convient pleinement, et tente de produire ses premières œuvres et spectacles artistiques, qui ne remportent aucun succès, malgré le soutien de Cage et autres.

De retour au Japon, sans plus de succès, elle tente de mettre fin à ses jours, et séjourne dans un hôpital psychiatrique, duquel parvient à l'extirper Tony Cox, lui aussi dans le milieu avant-gardiste. Elle l'épouse après s'être séparé de son premier mari, et tombe enceinte. Le 8 août 1963, Kyoko voit donc le jour, tandis que Yoko a repris son activité à New York, s'essayant tour à tour, à l'écriture, aux spectacles et autres bandes son de manière toujours aussi marginale.

Fin 1964, avec le retour en force du Pop Art, elle reprend confiance en elle, créant le bagism, spectacle consistant à s'enfermer dans un sac avec un partenaire, qui rencontre un certain succès. Ayant eu vent du fort mouvement culturel à Londres, marqué par le fameux " Swinging London ", auquel ne sont pas étrangers les Beatles, le couple Cox-Ono décide de s'y installer en 1966. Après quelques démarches, elle fait la connaissance de John Dumbar, directeur de la Galerie " Indica " dans laquelle est impliqué notamment Paul McCartney, elle parvient à y faire une exposition, dont le vernissage est prévu pour la mi-novembre.


Le 9 novembre, John Lennon est invité à la découvrir en avant première, ce sera la première rencontre John - Yoko, qu'elle a, il faut le préciser, largement provoquée, par tous les moyens. Lennon ne reste pas indifférent au charme mystérieux de la japonaise qui arrive peu à peu à l'envoûter au sens propre du terme. Au harcèlement physique se succèdent appels téléphoniques et messages, jeu auquel se laisse prendre petit à petit un John déboussolé par le succès, l'abus de drogue et un ego en perdition.

En 1968, de plus en plus épris de Yoko, en qui il voit son salut, John divorce de sa première femme, Cynthia, et s'installe avec Yoko. Cette union verra dans un premier temps la naissance de plusieurs albums expérimentaux , dont le fameux " Two Virgins ", plus célèbre pour sa couverture, sur laquelle ils apparaissent tous deux nus, que pour son contenu jugé très médiocre. A partir de cet instant, Yoko ne quitte plus John, même durant les enregistrements des album des Beatles, ce qui énerve les trois autres au plus haut point. Néanmoins, elle est la muse de John sur plusieurs chansons de John très brillantes, parmi lesquelles " Don't Let Me Down ", " Julia ", " The Ballad Of John & Yoko ", …

En 1969, alors que le groupe bât de l'aile, ce phénomène n'étant pas étranger à la petite nippone, le couple infernal se marrie à Gibraltar, et, malgré une accoutumance de plus en plus forte aux drogues, produit plusieurs films avant-gardistes à l'initiative de Yoko, qui n'a pas renoncé à sa carrière personnelle. En fin d'année, à l'occasion d'un concert donné à Toronto, John forme en toute hâte le Plastic Ono Band avec Eric Clapton notamment. Au cours du concert, Yoko tient le micro sur deux de ses compositions propres, devant un public bouche bée de stupeur.

En 1970, elle signe en parallèle de John Lennon / Platic Ono Band son propre Yoko Ono / Plastic Ono Band, incluant 'Don't Worry Kyoko' et 'Listen, The Snow Is Falling', puis par la suite, des albums comme " Fly ", " Approximately Infinite Universe " et " Feeling The Space " qui continuent à ne pas faire l'unanimité. Son meilleur travail durant les premières années solo de John reste de l'accompagner dans la composition de ses albums, comme sur " Imagine ", sur la vidéo duquel on peut la voir en studio avec John, donnant son avis et le stimulant.


Suite à quelques frasques de son ex-Beatle de mari, elle le congédie de leur appartement du Dakota à New York dans lequel ils viennent d'emménager, non sans mal. Débute alors le " Lost Week End " de John, accompagnée de sa secrétaire amante, May Pang. Elle ne daignera reprendre John à ses côtés qu'à l'expresse condition qu'elle s'occupe de gérer ses biens et qu'il s'occupe quant à lui de leur fils, Sean, qui voit le jour le 9 octobre 1975. Ainsi commencera une retraite de cinq ans du chanteur durant laquelle il se consacre exclusivement à Sean et la préparation du pain, tandis que Yoko gère ses finances d'une main de fer.

En 1980, John Lennon décide de revenir au devant de la scène publique avec son album co-écrit avec Yoko, " Double Fantasy ", qui connaît un véritable succès. Peu après, il est assassiné sous les yeux mêmes de Yoko qui réagit dignement à la situation. Ses états d'âme après ce décès restent obscurs, toujours est-il qu'elle publie les années suivantes, outres des albums posthumes de John, tels " Milk And Honey ", ses propres albums comme " Walking On Thin Ice ".

Sa meilleure œuvre musicale reste sans conteste l'album " Rising ", qu'elle publie dans le courant des années 90. Elle est toujours à la tête de l'empire financier de John, et continue à faire vivre le mythe, en publiant notamment le " John Lennon Anthology ", ainsi que ses albums solos remasterisés en l'an 2000. Elle participe de loin au projet " Beatles Anthology ", en donnant les bandes de " Free As A bird " et de " Real Love " aux ex-Beatles en vue de les retravailler.

Plus récemment, elle a retrouvé sa fille Kyoko qu'elle n'avait pas vu depuis 30 ans, ainsi que sa petite fille. Yoko habite toujours au Dakota, l'appartement est toujours identique depuis la mort de John..


L'apport de Yoko Ono aux Beatles :

Grand sujet de controverse chez les fans des Beatles. Elle a été présente sur les albums "Double Blanc", "Let It Be" et "Abbey Road". Elle a ainsi eu une forte influence sur John pour la composition et le jeu musical, ce qui reste positif.
En revanche, sa présence a beaucoup nuit à l'ambiance au sein du groupe, et a certainement causé leur séparation, s'ajoutant aux querelles concernant les affaires et les changements d'orientations musicales de chacun.
Cependant, beaucoup s'accordent à dire que si elle a sûrement été l'une des causes principales de la rupture du groupe, elle a aussi été une bouée de sauvetage pour un Lennon en perdition. On lui doit ainsi les chefs-d’œuvre de Lennon en solo : « Imagine », « Jealous Guy », « Oh Yoko », …




© Krystel & Coyote - Juillet 2001




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